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Traité de la propriété littéraire et artistique (3ème édition)

André et Henri-jacques LUCAS

Droit d'auteur et droits voisins

Christophe CARON

Recherche sur la loi applicable aux droits voisins du droit d'auteur en droit international privé

Tristan AZZI

International copyright and neighbouring rights the berne convention and beyond

Sam RICKETSON et Jane GINSBURG

Droit d’auteur et droit du public à l’information approché de droit comparé

Christophe GEIGER

Droit d’auteur et protection des œuvres dans l’univers numérique

Séverine DUSSOLLIER

Les grands arrêts de la propriété intellectuelle

Michel VIVANT

Droit de la propriété intellectuelle

Patrick TAFFOREAU

Propriété littéraire et artistique

Pierre-Yves Gautier

Le droit d'auteur

Frédéric POLLAUD-DULIAN

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Traité de la propriété littéraire et artistique (3ème édition)
André et Henri-jacques LUCAS


RIDA 213 - Juillet 2007
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Droit d'auteur et droits voisins
Christophe CARON


RIDA 211 - Janvier 2007
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Recherche sur la loi applicable aux droits voisins du droit d'auteur en droit international privé
Tristan AZZI


RIDA 211 - Janvier 2007
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International copyright and neighbouring rights the Berne Convention and beyond
Sam RICKETSON et Jane GINSBURG


RIDA 209 - Juillet 2006
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Droit d’auteur et droit du public à l’information approché de droit comparé
Christophe GEIGER


RIDA 209 - Juillet 2006
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Droit d’auteur et protection des œuvres dans l’univers numérique
Séverine DUSSOLLIER


RIDA 209 - Juillet 2006
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Les grands arrêts de la propriété intellectuelle
Michel VIVANT (sous la direction de)


RIDA 209 - Juillet 2006
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Droit de la propriété intellectuelle
Patrick TAFFOREAU


RIDA 209 - Juillet 2006
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Propriété littéraire et artistique
Pierre-Yves Gautier, 5ème édition, Presses Universitaires de France, Collection Droit fondamental, Paris 2004


Le volume augmente sans cesse d’une édition à l’autre : 640 pages pour la première et la deuxième édition, 749 pour la troisième, 839 pour la quatrième et 936 pour celle-ci.
La fréquence de parution des éditions successives montre combien l’éminent représentant de la doctrine française suit l’actualité. Son ouvrage est le miroir de la vitalité de la matière.
Soulignons que les thèmes de la matière sont présentés d’une manière originale par rapport aux autres ouvrages consacrés à la matière, ce qui rend d’ailleurs l’index des matières – très détaillé - fort utile.
M. Gautier aborde les questions d'un point de vue académique, mais aussi, et systématiquement, d'un point de vue pratique. Des définitions rédigées par l'auteur du manuel sont proposées (ex. : l’originalité – p. 52 ; l’œuvre multimédia – p. 205). Il contient de très nombreuses références de jurisprudence et de doctrine. Des analyses figurent en fin de développement sur des points précis dans une rubrique intitulée "Pour aller plus loin". Enfin, à la fin du volume, figure un index des matières détaillé, doublé d'une table législative et réglementaire du Code de la propriété intellectuelle - Table des textes utiles.
La rubrique "Pour aller plus loin" ne doit pas laisser croire qu’elle est secondaire par rapport aux développements qui précèdent. La lecture de l’ouvrage suscite la réflexion que cette rubrique ne fait que poursuivre.
M. Gautier situe délibérément la discipline dans le "vaste domaine du droit privé", refusant le principe d'une autonomie de la matière, sans cependant nier la spécificité de certaines caractéristiques. La lecture de cet ouvrage le montre abondamment et souligne la grande culture juridique de son auteur, rendant cet ouvrage discrètement encyclopédique. Il n'est évidemment pas possible de décrire toute la richesse du travail de M. Gautier.
Un ouvrage, évidemment, de référence, couronné par l'Académie des sciences morales et politiques (prix L. Dupont).
RIDA 204 - Avril 2005
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LE DROIT D'AUTEUR
Frédéric Pollaud-Dulian, Economica, Collection Corpus droit privé, Paris 2005


Un nouveau traité consacré au droit d'auteur vient de paraître. Ecrit par le professeur Pollaud-Dulian, il présente une situation détaillée et précise de la matière avec une grande maîtrise.
Une longue introduction comprend une histoire du droit d’auteur et, ce qui est plus rare, une description de ce que cet éminent représentant de la doctrine française appelle la conception française du droit d'auteur qui inscrit cet ouvrage dans la lignée du fameux Le droit d’auteur en France d'Henri Desbois dont la dernière édition remonte à 1978 et de l’esprit de notre Maître le professeur André Françon.
Une première partie, intitulée la reconnaissance du droit exclusif de l'auteur sur son œuvre, comprend une analyse de l'objet du droit d'auteur et de ses bénéficiaires. Suivent des développements sur les droits exclusifs eux-mêmes sous-divisés selon les deux grandes catégories du droit d'auteur - droit moral / droit patrimonial - et pour ce dernier sous-divisé également selon les deux grands droits traditionnels, savoir le droit de reproduction complété par le droit de destination et le droit de représentation.
Une deuxième partie porte sur la mise en oeuvre du droit exclusif de l'auteur qui comprend un titre 1 sur les contrats d'exploitation et la gestion collective et un titre 2 sur l'action en contrefaçon et la protection internationale du droit d'auteur.
Une troisième partie, intitulée Les satellites du droit d'auteur, est consacrée aux droits voisins dont les bénéficiaires sont les artistes-interprètes, les producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes, les éditeurs, les entreprises de communication audiovisuelle et les producteurs de bases de données.
Des références bibliographiques sont présentées au début de certains chapitres et la fin de nombreuses parties s'achève sur des « chemins de traverse » dans lesquels M. Pollaud-Dulian apporte au lecteur des citations de texte soit juridiques, soit littéraires.
Un tel ouvrage - de référence - doit figurer dans toute bibliothèque de propriété intellectuelle, d'autant qu'il a la richesse qu'attend un spécialiste.
RIDA 204 - Avril 2005
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LE DOMAINE PUBLIC EN DROIT D’AUTEUR
Stéphanie CHOISY IRPI, Litec 2002, Avant-propos de Pierre-Yves Gautier


Poursuivant les publications de thèses, l’IRPI nous présente ici l’étude de Mme
Stéphanie Choisy. Son ouvrage est entièrement consacré à la notion de
“domaine public”, et la compréhension de celle-ci par le droit d’auteur.
Dans un premier temps, Mme Choisy expose la définition qu’elle propose du
domaine public du point de vue du droit d’auteur, notion qu’elle distingue
clairement de celle de “domaine public” du droit public, bien que le terme en
soit le même. Elle prend pour cela le soin de rappeler l’origine historique de
la notion de droit public à travers le régime juridique de l’Ancien Régime, du
droit intermédiaire, et son évolution au cours du XIXème siècle.
Contre-définition nécessaire, elle permet à Mme Choisy de mieux écarter les
confusions possibles avant d’expliquer le domaine public en droit d’auteur.
Ainsi, elle scinde cette définition en deux éléments: l’un objectif qu’elle
considère comme “principal”, l’autre subjectif et secondaire. D’une part
“l’expiration du délai de protection” est envisagée sous ses différents aspects
tant en droit interne que confrontée au droit international. D’autre part,
l’action de l’auteur est décrite suivant la création et la volonté de l’auteur, et
l’emprise qu’il peut avoir ou non sur l’intégration au domaine public de son
œuvre.
Dans un second temps, Mme Choisy s’intéresse à l’application de la définition
qu’elle vient d’exposer préalablement, et notamment à la manière dont son
utilisation permet à la propriété de détourner en quelque sorte le domaine
public.
En effet, elle analyse deux voies de ce contournement. Tout d’abord, le
maintien du droit moral, dont elle pointe certaines tendances vers une
emprise sur le domaine public, parfois notamment un droit au respect qu’elle
constate se transformer en “droit d’autorisation”. Néanmoins, elle souligne
également les difficultés inverses des sanctions des violations du droit moral.
En outre, Mme Choisy consacre d’importants développements à la
réappropriation du domaine public par un droit de propriété intellectuelle, ou
un droit voisin dérivé, dans les cas des adaptations, ou restaurations, ou le
recours à la propriété industrielle. Puis, elle expose en quoi une
responsabilité civile délictuelle permet de la même manière un relatif
détournement du domaine public.
Enfin, Mme Choisy conclut par la difficulté de définir la notion de “domaine
public”, celle-ci étant absente des textes, le terme étant polysémique, et
préconise une nouvelle application de l’article 714 du Code Civil.


Yves GAUBIAC
RIDA 202 - Octobre 2004
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DROIT DES MEDIAS
Emmanuel DERIEUX Connaissance du droit, Dalloz, 2001


M. Derieux, professeur à l’Université Panthéon-Assas (Paris II), consacre son
ouvrage aux médias et à la réponse juridique apportée. De ce fait, M. Derieux
pose le problème de l’existence en tant que tel d’un droit des médias.
Quoique le sujet de ce travail ne soit pas exclusivement le droit d’auteur, par
bien des égards les médias dépendent directement ou indirectement de ce
dernier. Comme nous le rappelle l’auteur dans son introduction, les médias
en tant que “vecteur de diffusion” devraient être qualifiés pour plus
d’exactitude “d’actes de publication”, d’œuvres de nature fort différente et
variée (écrite, audiovisuelle, etc.).
Par une réflexion ample des différents aspects de ce “droit des médias”,
quoique de manière concise, l’auteur nous expose la grande diversité des
droits applicables aux médias, leur incohérence parfois, ou contradiction.
L’auteur conclut par une regrettable absence d’unité de la matière et de
souhaiter vivement un regroupement des textes législatifs.
Enfin, l’ouvrage présente une bibliographie de droit d’auteur concise mais
riche.
Yves GAUBIAC
RIDA 202 - Octobre 2004
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DROITS D’AUTEUR ET DROITS VOISINS
Xavier LINANT DE BELLEFONDS Cours, Dalloz, 2ème édition, 2004


M. Xavier Linant de Bellefonds, professeur à l’Université de Paris-XII, montre
dans le présent ouvrage, consacré entièrement aux droits d’auteur et aux
droits voisins, un intéressant souci de pédagogie.
Ouvrage apparemment adressé aux étudiants découvrant la matière, notons
que nombreux seront ceux intéressés par la clarté de l’exposé, la précision
des notes, une bibliographie riche et abondante, un index fourni et la
présence opportune d’un index des arrêts les plus fréquemment cités,
comme d’extraits du code de propriété intellectuelle, qui faciliteront une
étude de la question au non spécialiste.
M. Xavier Linant de Bellefonds explore la matière au moyen de grands axes. Il
commence par plusieurs chapitres consacrés à l’œuvre, abordant les
moments successifs de celle-ci, et ses conditions de protection.
L’auteur (en général) fait également l’objet d’importants développements; par
sa définition, ses relations avec l’employeur dans le cas d’un auteur salarié,
les incidences sur ses droits des différents régimes matrimoniaux, ou
l’interdépendance entre auteurs pour ce qui est des œuvres créées par
plusieurs auteurs.
Ces deux premières notions, fondamentales, explicitées, quatre chapitres
sont consacrés aux deux versants traditionnels du droit d’auteur: droits
patrimoniaux, d’une part, et droit moral, d’autre part; droits étudiés sous
leurs divers aspects, avant et après le décès de l’auteur.
Aux pages suivantes, les nombreux types de contrats où est mis en jeu le
droit d’auteur se présentent indépendamment: contrat d’exploitation,
d’édition et contrats spéciaux.
Aux droits voisins que l’auteur tient à distinguer nettement du droit d’auteur
à proprement parler, sous forme d’un chapitre séparé, sont consacrées des
pages quant à leur nature et quant au statut d’artiste interprète, puis de
producteur culturel. Dans un autre chapitre indépendant, l’auteur fait état de
la gestion collective des droits (sociétés d’auteurs).
Enfin, le professeur Linant de Bellefonds conclut son ouvrage sur les
sanctions des droits précédemment expliqués et analysés, et sur les aspects
internationaux de la question, devenus indispensables.
Yves GAUBIAC
RIDA 202 - Octobre 2004
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LES SOURCES COMPLEMENTAIRES DU DROIT D’AUTEUR FRANÇAIS:
LE JUGE, L’ADMINISTRATION, LES USAGES ET LE DROIT D’AUTEUR
Xavier PRES Presses Universitaires d’Aix-Marseille, 2004


Dans son ouvrage, Xavier Près centre sa réflexion sur les sources
complémentaires du droit d’auteur. Pour ce faire, il rappelle longuement dans
son introduction le sens des termes de sources et de lois, sources
traditionnellement principales. Se séparant de ce qu’il nomme une
interprétation “moniste” de la légalité, l’auteur se place dans une vision
pluraliste de celle-ci, tendant au rapprochement de ces sources
complémentaires auxquelles il consacre son étude.
Pour exposer son propos, l’auteur scinde lesdites sources en deux catégories:
d’une part, des sources étatiques, d’autre part, celles professionnelles.
Reprenant une distinction traditionnelle de droit positif français, M. Près
différencie le pouvoir du juge et celui de l’administration.
Dans le cas du juge, l’auteur commence par exposer la créativité de celui-ci
en marge de la loi (praeter legem) ou contre celle-ci (contra legem), avant
d’analyser la valeur juridique de cette activité créatrice du juge. Ainsi, au
sujet de la “règle jurisprudentielle”, il souligne l’insuffisance de la perspective
moniste, et les limites de celle pluraliste qui tendrait à assimiler cette règle à
la coutume, oubliant sa spécificité. En outre, l’auteur s’intéresse également
aux principes généraux du droit, dont il définit la notion avant d’exposer leur
fondement juridique.
De plus, l’auteur envisage le rôle de l’administration dans l’établissement de
normes en matière de droit d’auteur. Il s’intéresse tout particulièrement non
pas aux sources administratives principales, mais à celles “complémentaires”
qu’il développe longuement: circulaires, réponses ministérielles, avis
administratifs. Reprenant un système d’analyse semblable que
précédemment, il réexpose “l’insuffisance de l’approche moniste”, et
l’impossible analogie avec la coutume.
Seconde catégorie de sources complémentaires dégagées par l’auteur: celles
professionnelles. Pour l’exposé de leur capacité normative, l’auteur distingue
alors entre usages “codifiés” et usages “non codifiés”, préalablement à l’étude
de leur valeur juridique.
Dans la première catégorie d’usages, l’auteur commence sa réflexion par
l’exposé des différents types de codes privés, leur diversité, et signale
quelques exemples révélateurs de leur “dimension normative” qui s’impose.
Dans le cas des usages non codifiés, l’auteur les dissocie selon qu’ils soient
praeter legem ou contra legem, prenant dans les deux cas divers exemples
caractéristiques des difficultés rencontrées.
En outre, l’auteur explique la valeur que peuvent avoir de tels usages. Pour ce
faire, il sépare les usages “en présence d’une délégation de la loi” et ceux
hors d’une telle délégation. Ainsi, l’auteur nous rappelle que la loi fait parfois
directement appel aux usages, notamment le Code de la Propriété
Intellectuelle, ou indirectement, en ce cas l’usage pallie en quelque sorte les
absences légales. Au contraire, certains s’opposent à la loi, rendant un
fondement juridique beaucoup plus difficile. Ainsi, là encore il ne peut y avoir
assimilation avec la coutume, bien que différentes définitions soient étudiées.
Seule une reconnaissance par la jurisprudence semble leur donner un
fondement, bien que l’auteur en souligne les limites.
Dans sa conclusion, l’auteur prend position pour une approche pluraliste des
sources du droit d’auteur, non seulement par l’acceptation de ces sources
complémentaires comme sources à part entière, mais il enjoint aussi le
législateur à les favoriser.
Yves GAUBIAC
RIDA 202 - Octobre 2004
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INTERNET ET COMMERCE ELECTRONIQUE
EN DROIT INTERNATIONAL DES AFFAIRES
Ugo DRAETTA Traduit de l’italien par Pierre Lévi et Carine Mocquart, Bruylant, 2003


M. Ugo Draetta centre sa réflexion sur les nouvelles problématiques offertes
par le progrès technologique dont bénéficient les informations et échanges:
l’internet. Bien que les thèmes abordés soient, comme l’auteur l’indique lui-
même dans son avant-propos, divers et hétérogènes, il tente une analyse
globale de la question. En outre, quoiqu’Italien il ne se limite pas au contexte
juridique italien. Au contraire, il place son étude d’un point de vue
international afin de dégager certains grands axes ou tendances.
Dans un premier temps l’auteur s’intéresse à la place de l’État dans la
création de norme relative à l’internet et au commerce électronique. Ainsi
constate-t-il que l’État semble perdre son monopole normatif sur ces
questions, notamment en raison de la globalisation des échanges. En
parallèle, il indique l’apparition d’un droit international des affaires
“spontané” issu des usages et des codes d’auto-réglementation, puis analyse
sa nature juridique dans ses rapports aux autres droits internationaux et aux
droits internes.
En outre, l’auteur rappelle qu’une telle spécificité de la matière est due à des
caractéristiques techniques particulières à l’internet et différenciant par voie
de conséquence le commerce électronique d’autres commerces
“traditionnels”. Ce rappel lui permet de consacrer d’importants
développements aux problèmes juridiques spécifiques en découlant.
Dans un deuxième temps, l’auteur expose et interroge les différentes sources
de ce droit international des affaires. Il scinde pour ce faire leur origine en
deux matières principales. D’une part, il relève l’action communautaire, ses
différentes normes. Il développe particulièrement le rôle de la Directive 2000/
31 notamment en matière de commerce électronique, à travers des
explications plus abondantes. D’autre part, l’auteur relève les sources dont le
caractère est proprement international. Il peut s’agir des différentes activités
d’organisations internationales, ou d’activité d’auto-réglementation privée,
des diverses coutumes qui s’instaurent pour l’usage d’internet, comme des
pratiques contractuelles qui s’établissent.
Dans un troisième temps, l’auteur consacre sa réflexion aux normes en
matière de droit des personnes international, relative à l’internet. Il aborde
pour cela des axes distincts qu’il étudie séparément. Se pose tout d’abord la
question de la signature électronique, point auquel l’auteur consacre
d’importants développements. S’ajoutent les difficultés légales du paiement
par l’internet et la question de biens incorporels: droit d’auteur et nom de
domaine.
En outre, la protection des consommateurs est également évoquée,
notamment la protection de l’anonymat. L’auteur termine ce développement
par l’apparition de “délits” informatiques et des réponses propres à ces
problématiques.
Enfin, dans un quatrième temps, l’auteur développe particulièrement la
question de l’internet et du commerce électronique en droit international
privé et processuel. Il s’intéresse, d’une part, à la difficile application de la
matière à l’internet, puis spécifiquement aux questions posées par la
violation des droits incorporels et aux solutions offertes par le droit
international privé.
D’autre part, l’auteur étudie les problématiques liées aux contrats
électroniques. Il s’interroge sur leur existence juridique, puis sur les lieux
présumés de conclusion, avant d’aborder ce que l’auteur qualifie de
“cyberarbitrage".
Yves GAUBIAC
RIDA 202 - Octobre 2004
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EUROPÄISCHES URHEBERRECHT
Michel M. WALTER (réd.) Springer, Vienne - New York, 2001 ISBN 3-211-83164-9. XXXVI et 1221 p.


Cet impressionnant ouvrage est le fruit d’une collaboration entre plusieurs spécialistes allemands et autrichiens du droit d’auteur : M. Walter lui-même, S. von Lewinski, W. Blocher, Th. Dreier, F. Daum et W. Dillenz.
Les auteurs ont voulu dresser un bilan provisoire du degré d’harmonisation du droit d’auteur réalisé déjà dans l’Union Européenne. L’essentiel de l’ouvrage est constitué, par conséquent, par des commentaires des directives “programmes d’ordinateur”, “droit de prêt et de location”, “satellites et câble”, “durée de protection”, “bases de données”, “droit de suite” et “société de l’information”, ainsi que du règlement “piraterie”.
Pour les deux dernières directives, les commentaires se basent sur la position commune, qui était la dernière version disponible au moment de la rédaction. Mais comme les textes définitifs ne s’en écartent que très peu, les commentaires conservent toute leur valeur.
L’ouvrage commence par une partie générale fort précieuse, consacrée aux principes du droit européen (von Lewinski, Walter, Daum et Dillenz). Après une introduction décrivant la procédure législative au sein de la Communauté, l’interprétation du droit communautaire et les conséquences du défaut de transposition des directives, les chapitres suivants examinent l’interdiction de discrimination, le droit de la concurrence et la libre circulation des biens et des services, les sociétés de gestion collective et la charte des droits fondamentaux.
Suivent alors les commentaires : “programmes d’ordinateur” (Blocher, Walter), “droit de prêt et de location” (von Lewinski), “satellites et câble” (Dreier), “durée de protection” (Walter), “bases de données” (von Lewinski), “piraterie” (Walter), “droit de suite” (Walter) et “société de l’information” (Walter, von Lewinski).
Les commentaires suivent tous le même plan : d’abord les sources des documents préparatoires et des textes législatifs, ainsi que la doctrine - et il faut souligner que bonne mesure est faite à la doctrine en d’autres langues que l’allemand.
Ensuite les commentaires proprement dits. Selon la tradition de la doctrine allemande, les commentaires se font article par article. Pour chaque article, si le besoin s’en fait sentir, il est fait référence aux considérants pertinents et à la genèse du texte.
Enfin, l’ouvrage se termine par un aperçu général de l’état de l’harmonisation et des perspectives d’avenir (Walter, von Lewinski).
Sont examinés successivement : l’harmonisation verticale et horizontale, la notion d’œuvre, la notion d’auteur, la durée de protection, les droits voisins, l’épuisement du droit de distribution, le droit des contrats d’auteur et le droit d’auteur international.
Dans les perspectives d’avenir un inventaire est dressé des questions qu’il faut encore aborder : le droit moral, la gestion collective, le développement des droits voisins, la copie privée et le droit international privé.
Pour terminer, la question est posée si l’heure n’est pas venue de passer à la codification du droit d’auteur européen. En effet, les interventions du législateur européen sont restées ponctuelles, ce qui met en danger la systématique de la matière. Et il est apparu que des textes indépendants les uns des autres posent des problèmes d’interprétation et de délimitation.
Tout naturellement, pour les directives déjà en vigueur, les auteurs ont également exposé les transpositions en droit allemand et autrichien. Intentionnellement, ils n’ont pas voulu entreprendre l’étude des transpositions dans les autres états membres, pour ne pas rendre tout à fait impraticable un ouvrage déjà fort volumineux.
Ils formulent le vœu que d’autres auteurs reprendront le flambeau.
Il faut l’espérer avec eux, tout comme il faut espérer qu’une traduction française ou anglaise de ce magnifique travail soit rapidement disponible.
RIDA 195 - Janvier 2003
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THE LAW OF COPYRIGHT AND THE INTERNET
Mihaly FICSOR Oxford University Press, 792 p.


L’ouvrage porte sur les traités de l’OMPI de 1996, leur interprétation et leur mise en œuvre dans le domaine du droit d’auteur, des artistes et de l’internet. Il a été écrit par M. Mihaly Ficsor qui a été directeur général adjoint de l’OMPI.
Il contient dix chapitres qui se subdivisent en quatre groupes.
Les chapitres 1 et 2 forment le premier groupe qui relate la récente évolution du droit d’auteur et des droits voisins. Le chapitre 1 est consacré au développement des normes internationales depuis la révision de la Convention de Berne en 1971. Il montre le cheminement qui a conduit à l’adoption des traités de 1996. Le chapitre 2 porte sur la conférence diplomatique, et en décrit tous ses aspects.
Le deuxième groupe contient les quatre chapitres suivants, et traite du “digital agenda” des travaux préparatoires et de la conférence diplomatique.
Le chapitre 3 porte sur le droit de reproduction dans un environnement numérique. Le chapitre 4 traite des droits relatifs à la transmission interactive sur les réseaux. Le chapitre 5 étudie l’applicabilité des exceptions et limitations dans cet environnement. Le chapitre 6 traite de la signification de la protection, de l’exercice, et du renforcement de ces droits.
Le troisième groupe, formé des chapitres 7, 8 et 9 offre une analyse article par article des traités. Les chapitres 7 et 8 portent sur les dispositions de fond des deux traités. Le chapitre 9 traite des clauses finales des deux traités.
Le dernier groupe est formé par le chapitre 10, qui fait l’état des pays qui ont adhéré. Il analyse aussi les dispositions qui n’ont pas été retenues par la Conférence et évoque les éventuels traités qui pourront ou devront être conclus dans l’avenir.
Le livre est passionnant et riche de commentaires et d’analyses.
Yves GAUBIAC
RIDA 195 - Janvier 2003
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COPYRIGHT AND MULTIMEDIA WORKS
Irini A. STAMATOUDI 1ère éd., Cambridge University Press, Cambridge studies on intellectual property rights, Cambridge 2002, 317 p.


Cet ouvrage vient de paraître dans une collection regroupant une série d’études sur des thèmes majeurs de propriété intellectuelle. Irini Stamatoudi y traite de la protection des œuvres multimédia par le droit d’auteur, dans une perspective britannique, communautaire et comparée.
Il s’agit principalement d’un travail de définition du multimédia : à quelle catégorie ces œuvres appartiennent-elles, et quel régime leur est-il applicable ? Mme Stamatoudi définit les œuvres multimédia comme des produits ou services dématérialisés qui intègrent du texte, du son, des images, de la vidéo, et des programmes informatiques, dans un médium au format numérique interactif. Partant de là, elle examine tour à tour les différentes catégories d’œuvres protégées plus ou moins traditionnelles que sont les œuvres littéraires, les compilations, les bases de données, les œuvres audiovisuelles, et les logiciels, pour tenter de rattacher les œuvres multimédia à une de ces catégories, et de trouver ainsi comment les appréhender au regard du droit d’auteur et de la protection qu’il offre. Mme Stamatoudi prend en particulier l’exemple des jeux vidéo, qui sont désormais protégés en tant que logiciels et en tant qu’œuvres audiovisuelles (elle illustre ce point par des exemples jurisprudentiels). Elle propose d’en faire un modèle pour les œuvres multimédia interactives, qui sont également composées d’un logiciel d’une part, et d’images et de sons d’autre part.
L’auteur examine ensuite l’idée d’une protection sui generis pour les œuvres multimédia. La question qui se pose alors est celle de la qualification : les œuvres multimédia peuvent-elles être protégées en tant que telles, en dehors de toute classification légale ? Mme Stamadouti tente de répondre à cette question en analysant diverses législations nationales.
Finalement, l’auteur aborde le régime de protection des œuvres multimédia par le droit d’auteur. Elle traite des droits et des exceptions à ces droits, en étudiant divers exemples de régimes. Elle s’attache aux divergences entre ces régimes, notamment en ce qui concerne la question de la titularité des droits ; puis, elle souligne l’harmonisation progressive des législations. Elle finit en proposant un modèle de régime idéal, qui réconcilie common law et droit continental, entre le régime applicable aux films et un régime sui generis inspiré du régime applicables aux bases de données selon la directive communautaire de 1996.
Une réflexion sur des concepts encore mal définis, dans un domaine en construction.
Yves GAUBIAC
RIDA 195 - Janvier 2003
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JAPANESE COPYRIGHT LAW IN THE 21st CENTURY
Teruo DOI 1ère éd., Oceana Publications,Inc. Center for International Legal Studies, New York 2001, 362 p.


Cet ouvrage du Professeur Doi est une compilation de sept articles écrits par lui, présentés par ordre chronologique. Ils traitent de l’évolution de la législation japonaise depuis 1899 en matière de droit d’auteur. M. Doi y décrit les amendements récents à la loi japonaise, en particulier dans le cadre du développement des nouvelles technologies numériques et de l’accession du Japon à la Convention internationale de Berne en 1999.
Dans un premier article, à l’occasion du centenaire du Copyright Act japonais de 1899, l’auteur fait une analyse historique de la nouvelle loi sur le droit d’auteur datant de 1970, telle qu’amendée dans les années 1980 et 1990, et la compare à l’ancienne loi de 1899. A l’aide de références jurisprudentielles, M. Doi offre une présentation générale du droit d’auteur au Japon, en insistant sur la définition même des concepts fondamentaux en la matière, qu’il cite et explicite en japonais, avant d’en proposer une traduction anglaise. Il aborde également des questions de droit international privé relatives aux conflits de lois dans les litiges ayant trait au droit d’auteur.
Dans un deuxième article, M. Doi se penche sur les accords ADPIC de 1994 et les modifications qu’ils ont imposées à la loi sur le droit d’auteur. Il examine notamment les amendements touchant au traitement national et à la comparaison du terme.
L’article suivant traite de l’extension en droit japonais du terme de la protection des photographies de dix à cinquante ans, ainsi qu’à la rétroactivité de la protection des droits voisins, conformément aux accords ADPIC.
M. Doi analyse ensuite la responsabilité dans le cadre de la copie à usage privée numérique. Il détaille le fonctionnement des sociétés de gestion collective japonaises, la SARAH et la SARVH.
L’auteur étudie le droit des auteurs, des interprètes et producteurs à contrôler la transmission des œuvres par câble. Il aborde notamment la question d’Internet et des moyens de communication au public.
Le sixième article est consacré aux traités OMPI de 1996 et des amendements consécutifs de la loi japonaise. M. Doi s’attache plus précisément aux mesures de sanction contre les violations des droits d’auteur par des méthodes technologiques - mesures qui restreignent l’exception de copie privée. Dans ce contexte, il étudie également le droit de licence et les droits moraux de l’auteur d’une œuvre.
Enfin, dans le dernier article, M. Doi commente l’utilisation équitable, sans licence, des œuvres pour déficients visuels et auditifs (transcription en braille, enregistrement d’une œuvre lue). Il examine les actions en contrefaçon, et en particulier la présomption de dommages intérêts qui existe ainsi que le pouvoir des tribunaux dans ce domaine.
Dans une annexe très utile, M. Doi propose sa propre traduction anglaise de plusieurs textes japonais : le Copyright Act de 1970 (avec les amendements apportés jusqu’en 2000), l’ancienne loi de 1899, ainsi que diverses lois et décrets touchant au droit d’auteur.
Un ouvrage, destiné à des lecteurs étrangers, qui analyse avec précision les modifications successives apportées à la loi japonaise sur le droit d’auteur pour la mettre en conformité avec les standards internationaux.
Yves GAUBIAC
RIDA 195 - Janvier 2003
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UNDERSTANDING COPYRIGHT LAW
Marshall LEAFFER 3ème éd., Matthew Bender, Collection Legal Text Series New York 1999, 544 p.


Ce manuel de Marshall Leaffer, professeur de droit à Indiana University, offre une présentation du droit du copyright américain à l’usage des étudiants, articulée autour de la lecture du Copyright Act de 1976. La troisième édition est placée sous le signe de la “révolution numérique”.
En s’appuyant sur les décisions jurisprudentielles majeures dans chaque domaine, l’auteur analyse l’objet du copyright (exigences de fixation et d’originalité) et les catégories d’œuvres protégeables. Il insiste fortement sur la procédure, tant en ce qui concerne les formalités à accomplir qu’en ce qui concerne les délits et actions qui les sanctionnent. M. Leaffer traite ensuite de la titularité du copyright et de sa durée, puis des droits conférés et de leurs limites, en distinguant chaque catégorie d’œuvre et en détaillant le fonctionnement des licences obligatoires, avant d’étudier les exceptions de fair use. Enfin, l’auteur évoque les perspectives fédérales et le droit international du copyright.
D’une lecture agréable, cet ouvrage offre d’intéressants développements historiques, en particulier une comparaison constante entre le Copyright Act de 1909 et celui de 1976, ce qui permet de mieux comprendre le droit du copyright actuel. La clarté des explications est grande dans ce livre ponctué de tableaux récapitulatifs. Une bonne référence pour ceux qui veulent se familiariser avec le droit du copyright aux États-Unis.
Yves GAUBIAC
RIDA 195 - Janvier 2003
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LE COMBAT DU DROIT D’AUTEUR
Textes réunis et présentés par Jan BAETENS 1ère éd., Les Impressions Nouvelles Collection Bâtons Rompus, Paris 2001, 187 p.


Cet ouvrage aborde les questions de droit d’auteur en France sous un angle historique. L’auteur présente une anthologie de textes d’auteurs français ayant trait aux enjeux de la propriété littéraire et à la liberté de l’écrivain, à la revendication, à l’obtention et à la défense du principe même du droit d’auteur. On trouve ainsi, entre autres, des écrits de Voltaire et Diderot concernant le privilège de l’éditeur, de Beaumarchais dans l’ “Affaire des auteurs dramatiques”, de Balzac, à l’origine de la création de la Société des Gens de Lettres, de Proudhon, contre la propriété intellectuelle, et de Victor Hugo, fondateur de l’Association littéraire et artistique internationale. Tous les textes sont précédés d’une courte présentation qui permet de les situer dans leur contexte historique, littéraire et juridique.
Dans une seconde partie est retranscrit un entretien avec Alain Berenboom, spécialiste international du droit d’auteur, et romancier. Il aborde des questions très variées de droit d’auteur, telles que les rapports entre common law et droit civil, l’évolution du droit d’auteur depuis la Convention de Berne, la taxe sur les photocopieuses, les sociétés de gestion collective, les prêts payants en bibliothèque, la contrefaçon et la dépendance des auteurs.
Un livre plaisant, accessible aux non-spécialistes du droit d’auteur, qui offre une perspective différente de celle des traités juridiques. Il s’agit avant tout d’une réflexion sur le principe et les fondements du droit d’auteur, dans une perspective ouverte sur les œuvres de l’esprit et le marché.
Yves GAUBIAC
RIDA 195 - Janvier 2003
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La Création Multimédia
Marie-Anne GALLOT LE LORIER et Vincent VARET collection Pratique du droit, Economica, 2000, 260 p.


Cet ouvrage s’articule autour de trois aspects, que constituent la réalisation de l’œuvre multimédia, sa protection elle-même et son exploitation.

L’ouvrage offre, notamment, des qualités pratiques. Les analyses comprennent des résumés et des conclusions. Il vise à fournir les réflexes juridiques essentiels aussi bien pour la réalisation de toute œuvre multimédia que pour son exploitation.

En partant de définitions du multimédia, l’introduction retrace brièvement l’évolution technique et économique et replace l’œuvre multimédia dans un contexte social.

La première partie, consacrée à la réalisation de l’œuvre multimédia, se décompose en deux titres. Le premier titre est consacré à l’intégration dans l’œuvre multimédia d’éléments préexistants: éléments protégés, éléments libres de droits, l’obtention de l’autorisation, la garantie du défaut d’autorisation. Le second titre est consacré à la réalisation propre de l’œuvre: la création salariale, la commande, l’incidence de la qualification de l’œuvre multimédia.

La deuxième partie porte sur la protection de l’œuvre multimédia. Elle est découpée en trois chapitres: le rôle des différents dépôts, la protection de l’œuvre multimédia hors logiciel et la protection des composantes logicielles de l’œuvre multimédia.

La troisième partie traite de l’exploitation de l’œuvre multimédia. Elle est également découpée en trois chapitres: les droits de propriété intellectuelle dans l’exploitation de l’œuvre multimédia, les modalités de l’exploitation de l’œuvre multimédia, la responsabilité et l’assurance.

Chacun lira avec un très grand intérêt cet ouvrage.
Yves GAUBIAC
RIDA 193 - Juillet 2002
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THE WIPO TREATIES 1996
COMMENTARY AND LEGAL ANALYSIS
Jörg REINBOTHE et Silke von LEWINSKI Éditions Butterworths Lexis Nexis, 581 p.


L’intérêt de cet ouvrage réside, en particulier, dans le fait qu’il a été réalisé par des personnes qui ont participé à la Conférence diplomatique de 1996. Il contient en annexe le texte des deux traités (annexes 1 et 2) et les propositions de base de la conférence (annexes 3, 4 et 5).

Le chapitre premier explique l’historique des négociations des deux traités, tout en replaçant le contexte des conventions internationales préexistantes en la matière. Les mécanismes et procédures suivis durant la conférence diplomatique sont décrits en détail.

Le chapitre deuxième commence en énonçant les principes d’interprétation, puis commente article par article les deux traités. C’est la partie la plus importante de l’ouvrage. Chaque disposition est analysée, à la fois dans son esprit et dans sa lettre.

Le chapitre troisième traite des propositions qui ont été discutées pendant la Conférence, mais qui n’ont pas été adoptées.

Le chapitre quatrième évalue les résultats des traités, c’est-à-dire ce qu’apportent les nouveaux traités en comparaison des Conventions de Berne et de Rome.

Yves GAUBIAC
RIDA 193 - Juillet 2002
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DROIT D’AUTEUR ET NUMERIQUE:
LOGICIELS, BASES DE DONNEES, MULTIMEDIA, DROIT BELGE, EUROPEEN ET COMPARE
Alain STROWEL et Estelle DERCLAYE Bruylant, Bruxelles, 2001


L’ouvrage commence par les principes généraux du droit d’auteur, principalement en droit belge, qui jouent un rôle pour la protection des programmes d’ordinateur, des bases de données et du multimédia. Il expose les sources internationales, les sources communautaires et la législation belge en ce qui concerne notamment les conditions de la protection, la titularité des droits, les droits de l’auteur et ses limites, la durée des droits, le régime des œuvres audiovisuelles, les règles contractuelles, les droits voisins et la condition des étrangers et les sanctions.

Une deuxième partie est consacrée à la protection des programmes d’ordinateur. Un titre premier analyse comment le droit d’auteur a été utilisé pour assurer leur protection en Belgique. Une loi spécifique du 30 juin 1994 a transposé la Directive du 14 mai 1991 sur la protection des logiciels. Cette loi est décrite avec précision. Un titre 2 fait également état des autres modes de protection des logiciels, savoir le régime des brevets en droit européen et belge et en droit américain et celui des semi-conducteurs.

La troisième partie porte sur la protection des bases de données qui décrit la protection par le droit d’auteur et celle du régime sui generis. Des développements particuliers sont consacrés aux annuaires téléphoniques, en raison du développement d’annuaires téléphoniques du fait de la libéralisation des télécommunications et de la facilité accrue de créer des annuaires grâce à la technique numérique. Enfin, les auteurs consacrent des développements à la concurrence déloyale, au rôle des contrats et au droit pénal.

La quatrième partie est consacrée au multimédia. Les auteurs tentent, en premier lieu, d’en cerner la notion, ensuite de le qualifier en retenant, “si, à défaut de comporter pour l’essentiel une séquence d’images animées, le produit multimédia n’est pas un film […], il relève de la catégorie plus large de ‘base de données’ (critère selon la nature de l’œuvre); s’il ne peut relever de la catégorie de base de données, il ne tombera dans aucune des catégories prévues actuellement par la loi, cela ne portant pas à préjudice car il pourra toujours entrer sous la qualification d’œuvre de collaboration ou d’œuvre composite, selon qu’il y a eu ou non concert entre les divers contributeurs (critère selon les rapports entre contributeurs)”.

En annexe, figurent la loi belge du 30 juin 1994 relative au droit d’auteur et aux droits voisins, la loi du 30 juin 1994 transposant en droit belge la Directive européenne du 14 mai 1991 concernant la protection juridique des programmes d’ordinateur et la loi du 31 août 1998 transposant en droit belge la Directive européenne du 11 mars 1996 concernant la protection juridique des bases de données. Figurent également, notamment, une table chronologique des décisions judiciaires citées les plus importantes, avec une table des décisions par nom des parties, une table des décisions européennes et un lexique.

Yves GAUBIAC
RIDA 193 - Juillet 2002
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LE POUVOIR DU JUGE SUR LES CONTRATS D’AUTEUR
Sarah JACQUIER, Préface Professeur Pierre-Yves GAUTIER Presses Universitaires d’Aix-Marseille, 2001, 429 p.


L’auteur de cette thèse procède à une synthèse des pouvoirs du juge dans le domaine de la propriété intellectuelle et des contrats. Ce qui constitue l’essentiel de la thèse: la conclusion ou le renouvellement des contrats forcés, c’est-à-dire les cas dans lesquels le juge pourrait passer outre à l’absence de consentement d’une partie, spécialement le titulaire des droits d’auteur, après avoir stigmatisé son abus, que ce soit sur le terrain du droit civil ou de la législation de la concurrence. Elle montre qu’en matière de droit d’auteur, si l’établissement des règles formelles reste toujours du domaine de la directive européenne, ce qui appartient à la vie même du droit (actes juridiques, sujets de droit) ressort chaque jour davantage du pouvoir du juge.

L’introduction commence par un rappel historique, et s’attache à définir les termes nécessaires (juge, contrat d’auteur…).

L’ouvrage est divisé en deux parties: les substituts juridictionnels au contrat et les soutiens juridictionnels du contrat.

La première partie est divisée en deux titres. Le titre premier traite du constat du consentement refusé. Il présente les conflits qui, entravant l’exploitation d’une œuvre, peuvent être à l’origine d’une intervention du juge. Le plan s’organise autour de l’intervention du juge en présence d’un intérêt commun, puis, en l’absence d’un tel intérêt. L’intérêt commun recouvre une communauté d’intérêts entre plusieurs personnes qui les force à agir dans un certain sens (sous-titre 1). Il est distingué plusieurs cas où le juge intervient pour mettre un terme à un conflit opposant: les membres d’une famille, c’est-à-dire ceux nés d’une critique de la gestion des droits afférents à une œuvre par le conjoint de l’auteur, ainsi que les conflits internes à une indivision successorale (chapitre 1) ou les conflits dans la collaboration des coauteurs (chapitre 2). Une acceptation commune de la notion d’intérêt commun est dégagée (chapitre 3). En l’absence d’un intérêt commun (sous-titre 2), seul l’un des acteurs du conflit peut invoquer un droit à exploiter l’œuvre et cela, dans son intérêt personnel. Le juge rend alors une décision qui résulte de l’arbitrage entre deux droits subjectifs indépendants et potentiellement antagonistes. Il est distingué selon qu’il est demandé au juge de rendre effectif un droit d’exploitation qui existe déjà (chapitre 1), ou de consacrer un droit d’exploitation au profit d’une personne qui en est dépourvue (chapitre 2).

Le titre second traite de la réalisation du consentement refusé. Le plan s’articule autour de deux sous-titres: le contrat forcé (exploitation forcée; contenu du contrat forcé) et le partage forcé (solution ultime; partage forcé de l’oeuvre de collaboration; exclusion du droit moral du partage forcé).

La deuxième partie est consacrée aux soutiens juridictionnels du contrat. Le plan s’articule autour de l’aménagement juridictionnel du contrat (titre 1) et de l’exécution en nature des obligations contractuelles (titre 2).

L’aménagement juridictionnel est étudié de la façon suivante: la modification juridictionnelle du contrat (chapitre 1), le comblement judiciaire des lacunes du contrat (chapitre 2), et la substitution judiciaire de cocontractant (chapitre 3). L’exécution en nature des obligations contractuelle est traitée de la manière suivante: le droit moral écarte l’exécution en nature des obligations de l’auteur (chapitre 1) et le droit commun détermine l’exécution en nature des obligations de l’exploitant (chapitre 2).

Un ouvrage d’un très grand intérêt.
Yves GAUBIAC
RIDA 193 - Juillet 2002
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PROPIEDAD INTELECTUAL Y CONTRATOS
Pablo RUIZ-TAGLE VIAL Editorial Jurídica de Chile, 2001


Nous voudrions indiquer à nos lecteurs l’ouvrage de M. Ruiz-Tagle Vial.

Ce livre traite de la propriété intellectuelle - propriété industrielle et propriété littéraire et artistique - dans le contexte du développement technologique et du transfert de technologie, et du rôle des institutions, notamment, mais pas seulement, étatiques et nationales, en prenant en compte le contexte commercial et la dimension internationale des questions, dans la perspective des pays en développement.

M. Ruiz-Tagle Vial analyse plus spécialement la situation au Chili, pays en développement de niveau intermédiaire et également dans le cadre du Pacte andin. De longs développements sont consacrés aux contrats dans le contexte économique.

Cet ouvrage est une analyse d’ordre général sur l’évolution des institutions de la propriété intellectuelle, y compris du droit d’auteur dans ses aspects moraux et patrimoniaux, des droits voisins, des contrats de cession et de licence et des droits d’exécution publique des œuvres musicales, de transmission et de télédiffusion des œuvres de l’esprit.

L’auteur consacre aussi des développements au logiciel, à l’informatique, à l’Internet et aux noms de domaine et à leurs relations avec les marques commerciales.

Il analyse également les mesures favorisant la technologie, telles que les mesures incitatives, les relations entre la propriété intellectuelle et le droit de la concurrence, ainsi que les effets des conventions internationales, notamment de Paris et de Berne, l’ALENA et les ADPIC.

Ce livre conduit une analyse très intéressante du rôle de la propriété intellectuelle dans le développement et de son intégration dans l’ensemble des règles et institutions aussi bien nationales que régionales et mondiales. Nous ne connaissons pas de livre ayant un tel objet.

Yves GAUBIAC
RIDA 193 - Juillet 2002
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PRECIS DU DROIT D’AUTEUR ET LES DROITS VOISINS EN BELGIQUE
Fernand de VISSCHER et Benoît MICHAUX Ed. Bruylant Bruxelles 2000, 1104 p.


Cet ouvrage traite de la question du droit d’auteur et des droits voisins en Belgique, dans une optique pragmatique et exhaustive. La Belgique n’étant pas un pays de copyright, le régime juridique du droit d’auteur est proche et influencé par le modèle du droit français, mais il connaît également l’influence notamment des Pays-bas et de l’Allemagne. Il prend en compte l’entrée en application de l’accord ADPIC.

Le plan de l’ouvrage s’articule autour de six titres de la façon suivante: objet, conditions d’existence, contenus, durées du droit d’auteur et des droits voisins (titre I et titre II); exploitation des droits patrimoniaux (titre III); défense du droit d’auteur et des droits voisins (titre IV); aspects internationaux et droit transitoire (titre V et titre VI).

Le titre premier contient cinq chapitres. Il traite de l’objet de la protection du droit d’auteur. Il offre une analyse du droit d’auteur à travers les concepts d’œuvre et d’originalité. Il définit les conditions de fond et traite de l’absence de conditions de formes, comme en droit français. Il traite également du titulaire du droit et de son patrimoine: naissance ab initio du droit, œuvres créées à plusieurs, œuvres composites et dérivées, œuvres anonymes et pseudonymes, éléments d’ordre patrimonial (statut de l’auteur, à son décès, saisies et sûretés). Ce titre traite également du contenu du droit d’auteur (distinction droit patrimonial/droit moral; contenu intellectuel/matériel), de la durée (qui passe de 50 ans à 70 ans), et des questions particulières à certaines créations, exemples: dessins et modèles dont le système diffère du droit français avec notamment les règles communes au Benelux, l’architecture, les œuvres audiovisuelles, les programmes d’ordinateurs, les bases de données, le multimédia.

Le titre deuxième est consacré aux droits voisins du droit d’auteur. Il expose la place de ces droits par rapport au droit d’auteur auquel ils se cumulent mais sont aussi concurrents. Il vise l’artiste interprète ou exécutant, le producteur de phonogrammes ou de première fixation de films et l’organisme de radiodiffusion.

Le titre troisième est consacré à l’exploitation des droits patrimoniaux des auteurs et des titulaires de droits voisins: dispositions contractuelles, licences légales, gestion collective. Il offre également un aperçu de la responsabilité de l’auteur à l’égard des tiers et termine en traitant de l’incidence du droit communautaire et du droit des pratiques restrictives de concurrence.

Le titre quatrième traite de la défense judiciaire du droit d’auteur: procédure civile, procédure pénale, mesures douanières.

Le titre cinquième est consacré à l’étude de l’aspect international et notamment des réseaux informatiques. Il s’articule autour de plusieurs thèmes: présentation globale des conventions internationales en matière de droit d’auteur et des droits voisins, conflits de juridictions, l’accès des étrangers au bénéfice de la loi belge, détermination de la loi applicable.

Un ouvrage à détenir dans sa bibliothèque.

Yves GAUBIAC
RIDA 193 - Juillet 2002
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COPYRIGHT - CASES AND MATERIALS
Six Edition Robert A. GORMAN, Jane C. GINSBURG University Casebook Series, Foundation Press, 2002, 986 p.


Dans le numéro 186 de la RIDA, d’octobre 2000, p. 319, nous avions signalé la publication de la cinquième édition de cet ouvrage.

Cette nouvelle édition reste fidèle à son concept, à la fois théorique et pratique, afin d’intéresser autant l’étudiant que le professionnel, qu’il soit américain ou non.

L’organisation de l’ouvrage est identique à la cinquième édition. Mais son contenu a été mis à jour par l’insertion de nombreux développements à propos de décisions judiciaires rendues aux Etats-Unis. Citons-en quelques-unes : l’affaire A. & M. Records c. Napter, l’affaire Los Angeles Times c. Free Republic dans laquelle il s’agissait de la reprise d’articles du Los Angeles Times sur un site dont les membres reproduisaient des articles et à propos desquels ils ajoutaient des observations et des commentaires ; il fallait déterminer si un tel usage est constitutif de l’exception de fair use.

Egalement l’affaire New York Times Co. c. Tasini, dont l’objet portait sur la mise en ligne d’articles de journaux d’auteurs indépendants sans l’autorisation de ces auteurs.

Une autre affaire, l’affaire Random House c. Rosetta Books dans laquelle des auteurs avaient cédé leurs droits à l’éditeur Random House, dans les années soixante, soixante-dix et quatre-vingts, pour une publication de leurs oeuvres sous la forme de livres. Les auteurs avaient aussi signé l’engagement de ne pas utiliser les droits qu’ils conservaient d’une manière qui ferait concurrence aux droits qu’ils avaient transmis à leur éditeur. Plus tard, ces auteurs ont cédé à un éditeur de eBook (Rosetta Books) le droit exclusif de publier une version électronique de leurs œuvres. Un litige est alors survenu.

Mentionnons enfin l’affaire Realnetworks v. Streambox qui a porté sur la protection de mesures techniques et l’affaire Universal City Studios c. Reimerdes qui a porté sur le contournement de mesures techniques destinées à protéger l’utilisation de DVD.

Cet ouvrage est une analyse exhaustive et actualisée du droit d’auteur américain, qui est à la fois instructive, vivante et riche.

Yves GAUBIAC
RIDA 193 - Juillet 2002
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La Directive Européenne d'harmonisation de certains aspects des Droits d'auteur et des Droits voisins dans la société de l'Information
André KEREVER Bulletin du droit d'auteur, Unesco volume XXXV, n° 1, janvier-mars 2001


En cette période où la Directive sur le droit d'auteur et la société de l'information du 22 mai 2001 fait l'objet de tant de discussions et de débats, en particulier dans la perspective de sa transposition dans l'Union européenne, nous voudrions faire état de la publication de la très intéressante analyse de M. André Kéréver sur le sujet, publiée dans le Bulletin du droit d'auteur de l'Unesco, de janvier-mars 2001.


M. Kéréver décrit le contenu de la Directive, dans sa versi